
| L'e ASTHME: Quel lien entre poids à la naissance et symptômes respiratoires au cours de la petite enfance ? |
Les symptômes respiratoires sont fréquents au cours de la petite enfance, qu’il s’agisse de la tendance au bronchospasme, de la toux ou encore des infections. Une prédisposition à l’asthme ne concerne cependant qu’une minorité de sujets. Le plus souvent, les symptômes précédents sont transitoires et disparaissent à l’âge scolaire. Ils sont indéniablement favorisés par certains facteurs de risque imparfaitement connus, du fait de la rareté des études longitudinales. A cet égard, la taille et la prématurité influent tous deux sur le développement du poumon. Un petit poids à la naissance (PN) est en général associé à une diminution du calibre des voies aériennes qui peut retentir plus ou moins sévèrement sur la fonction respiratoire, tout au moins à la naissance. Les conséquences respiratoires d’un faible PN à long terme, en l’absence de prématurité, sont mal évaluées. Il en est de même pour le risque de voir s’installer une maladie asthmatique. Une étude de cohorte prospective a inclus 3 628 enfants dont l’âge gestationnel était d’au moins 37 semaines. Le suivi a été assuré jusqu’à l’âge de 7 ans. Les parents ont rempli un questionnaire spécifique qui a permis d’évaluer l’état respiratoire chaque année. Un faible PN a été associé à un risque élevé de symptômes respiratoires durant la petite enfance, l’odds ratio (OR) correspondant étant en effet de 1,21 pour chaque diminution du poids de naissance de 1 kilo. L’effet de ce paramètre a augmenté entre l’âge de 1 et 5 ans, pour diminuer par la suite et devenir non significatif à l’âge de 7 ans. L’effet du PN sur les troubles respiratoires a été majoré par l’existence d’un tabagisme passif entretenu par les parents, avec un OR à l’âge de 5 ans atteignant respectivement 1,52 (sujets exposés) et 1,21 (sujets non exposés). En revanche, aucune association significative n’a été mise en évidence entre le diagnostic d’asthme et le PN (OR=1,06 ; NS). Cette étude longitudinale démontre qu’un faible PN chez un nourrisson né à terme est associé à une augmentation transitoire de la fréquence des symptômes respiratoires au cours de la petite enfance. Cet effet semble bien être majoré par l’existence d’un tabagisme parental. Le risque d’asthme au cours de cette période ne serait pas augmenté par un PN faible. Caudri D et coll. : Respiratory symptoms in the first 7 years of life and birth weight at term. The PIAMA birth cohort. Am J Respir Crit Care Med 2007 ; 175 : 1078-1085. |
![]() |
NOTICIA SELECCIONADA POR E-MEDICUM |