
| Cancer du col : il faut empêcher les partenaires de fumer ! |
L’infection par un papillomavirus potentiellement oncogène peut atteindre une incidence de 15 à 20 % avant 30 ans. Dans un nombre de cas rares, l’organisme n’arrive pas à se débarrasser du virus qui s’intègre à l’ADN de la cellule cervicale hôte et induit sa cancérisation. Les circonstances favorisant cette intégration sont mal connues, mais le tabagisme actif semble constituer un des facteurs de risque le plus souvent retrouvé. Les cas de néoplasies cervicales survenus entre 1963 et 1978 et entre 1975 et 1994 dans les deux cohortes ont été identifiés à partir du registre du cancer du comté. Le risque relatif de développer une néoplasie cervicale en association au tabagisme passif (par comparaison aux sujets n’ayant jamais fumé et non soumis au tabagisme passif) est apparu être de 2,1 (intervalle de confiance de 95 % : 1,3 à 3,3) dans la cohorte de 1963 et de 1,4 (0,8 à 2,4) dans celle de 1975. Cette étude retrouve donc une relation entre tabagisme passif et cancérogenèse cervicale uniquement significative dans la cohorte la plus ancienne (1963). La longueur habituelle du processus de cancérisation (30 ans) explique peut–être que toutes les néoplasies cervicales n’étant pas encore détectables en 1994, les effets du tabagisme ne se sont pas encore fait totalement sentir dans la cohorte de 1975. Trimble C « Active and Passive Cigarette Smoking and the Risk of Cervical Neoplasia » Obstet Gynecol 2005;105:174-81. |
![]() |
NOTICIA SELECCIONADA POR E-MEDICUM |
|