| L’hypertension artérielle accélère le déclin cognitif au cours de la maladie d’Alzheimer |
L’hypertension artérielle est volontiers associée à la maladie d’Alzheimer. Son rôle dans l’évolution du déclin cognitif est évoqué, mais nullement démontré. Une étude cas-témoins réalisée dans le cadre d’un essai contrôlé s’est penchée sur cette hypothèse. Plus de 700 malades atteints d’une démence type Alzheimer, initialement affectés au groupe placebo, ont été inclus dans l’étude en question qui a consisté en une série d’analyses secondaires destinées à préciser les facteurs associés au déclin cognitif, qu’il s’agisse de la sévérité de la maladie à l’état basal, de l’âge, du sexe, du génotype de l’apolipoprotéine ou encore du recours à un traitement antihypertenseur. Après ajustement selon la sévérité initiale de la maladie, l’odds ratio (OR) correspondant a été estimé 1,6 (p=0,048). Cette association n’a pas en outre été affectée par la prise en compte d’autres facteurs, tels le sexe et le génotype de l’apolipoprotéine. Les malades les moins âgés (< 65 ans) sont a priori les plus exposés au déclin cognitif en cas d’HTA, l’OR correspondant étant en effet de 6,9 (versus les sujets normotendus de même âge). L’existence d’un traitement antihypertenseur, contrairement à toute attente, n’exerce aucun effet neuroprotecteur. Au-delà de 65 ans, la vitesse du déclin cognitif est indépendante des paramètres tensionnels. |
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