Soupçonnée d’escroquerie, une pharmacienne en garde à vue

Paris, 21 septembre 2007- Une pharmacienne de Bayonne a été mise en examen hier pour détournement et escroquerie. L’affaire concernerait le détournement de sommes allouées aux traitements de séropositifs toxicomanes, pour un montant évaluée à plus de 600 000 euros. Révélée par nos confrères de Sud Ouest, elle fait suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée en 2006 par le directeur de la Caisse principale d’assurance maladie de Bayonne.

Une vingtaine de malades seraient concernés

Selon les informations données par le Procureur de la République de Bayonne, une vingtaine de malades, séropositifs et « pour la plupart » toxicomanes, seraient concernés. Le mécanisme du détournement a été décrit par plusieurs sources judiciaires.

La pharmacienne, avec la complicité de son mari et de ses employés, aurait proposé à des toxicomanes atteints de sida une somme d’argent, correspondant à la moitié du prix de leur traitement sans bien sûr leur délivrer les médicaments.

La pharmacienne se faisait ensuite rembourser, par la caisse d’assurance maladie, la totalité des traitements qui sont, on le sait, extrêmement coûteux.

Garde à vue et détention provisoire pour la pharmacienne

Mardi, la pharmacienne, son mari et les deux employées de l’officine ont été placés en garde à vue. Cette décision fait suite à une plainte du directeur de la CNAM qui, en 2006, soupçonnait une fraude massive.  A l’issue de la garde à vue, la pharmacienne a été placée en détention provisoire, le mari et les deux employés étant remis en liberté sous contrôle judiciaire.


L’instruction fera la lumière sur cette affaire où la santé de malades aurait été gravement mise en danger. Le délit d’escroquerie est puni par une peine de prison pouvant aller jusqu’à 5 ans, et 375 000 euros d’amende (article 313-1 du Code Pénal).



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Prof. Dr. Mario I. CámeraDirector Médico
Prof. Dr. Mario I. Cámera