DIABETES: Les troubles métaboliques chez ces patients à haut risque peuvent être mieux appréhendés si la mesure des électrolytes est incluse dans la prédiction de la mortalité.

La mortalité globale chez les diabétiques de type 2 peut être prédite grâce à l’analyse de divers facteurs de risque classiques. Cette étude suédoise avait pour but de déterminer si le dosage des électrolytes permet d’affiner encore l’établissement de ce pronostic.

Elle a porté sur une cohorte de 2 504 patients (1 096 hommes et 1 408 femmes) à haut risque de maladie cardiovasculaire, suivis de 1984 à 1995 et recrutés dans un centre de réhabilitation où ils entreprenaient un programme d’entraînement physique, de thérapeutique anti-stress, de modification du régime alimentaire et du mode de vie.

Ils avaient été adressés dans ce centre par des médecins généralistes essentiellement avec un diagnostic d’HTA, de diabète de type 2, et/ou d’obésité.

Pour prédire la mortalité, le modèle de régression de Cox a été utilisé avec les valeurs basales et les dernières valeurs mesurées pour les facteurs de risque classiques : indice de masse corporelle, poids, taille, pression artérielle systolique, triglycérides, cholestérol, glycémie,  acide urique, auxquels ont été ajoutées les mesures des électrolytes sanguins, phosphate, calcium et magnésium.

Chez les hommes, 221 décès sur 1 096 (20 %), et chez les femmes 157 décès sur1 408 (11 %) ont été enregistrés au cours du suivi.

L’analyse de régression montre que l’hyperglycémie et un taux bas de magnésium sanguin apparaissent significativement associés avec une augmentation de la mortalité globale dans la population totale aussi bien que chez les hommes et les femmes pris séparément.

Chez les femmes, l’hyperglycémie et la pression artérielle systolique et chez les hommes, l’hypercalcémie, l’hyperphosphatémie, l’hyperuricémie et l’augmentation de l’indice de masse corporelle sont les principaux facteurs prédictifs de la mortalité globale. L’addition des électrolytes aux facteurs de risque traditionnels améliore significativement la prédiction de la mortalité globale.

Ainsi, l’hyperglycémie et un taux bas de magnésium sanguin, à la fois chez les hommes et chez les femmes, et l’hypercalcémie ainsi que l’hyperphosphatémie chez les hommes sont significativement associés avec la mortalité globale.



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Prof. Dr. Mario I. CámeraDirector Médico
Prof. Dr. Mario I. Cámera