Orlando, 7 mars 2005. De nombreuses équipes dans le monde explorent une approche originale et prometteuse du traitement de l’insuffisance cardiaque ischémique, l’injection intra-myocardique de cellules autologues susceptibles de se différencier en cardiomyocytes ou de stimuler la « réparation » du tissu myocardique.
Une équipe d’Athènes présente les résultats préliminaires obtenus avec l’injection combinée de cellules mésenchymateuses dérivées de la moelle osseuse et de cellules progénitrices endothéliales (qui doivent en théorie promouvoir la néo-angiogénèse).
Les injections ont été réalisées par voie endo-coronaire dans l’interventriculaire antérieure chez 11 patients ayant eu un infarctus antéro-septal. Onze autres patients, souffrant de la même pathologie, ont servi de témoins.
La contractilité myocardique, appréciée par l’échographie de stress s’est améliorée au niveau d’un de plusieurs segments non viables chez 5 malades sur 11 et chez aucun des contrôles (P=0,01). Dans ces 5 cas il s’agissait d’un infarctus récent. De même la capture du technétium s’est améliorée à la scintigraphie myocardique chez 6 malades sur 11 contre aucun dans le groupe témoin (P=0,02). Aucun effet secondaire n’a été rapporté.
Cette technique d’injection combinée paraît donc être promise à un grand avenir et devrait faire l’objet de nouvelles études comparatives, si possible randomisées.
Katritsis D et coll. : “Transcoronary transplantation of autologous mesenchymal stem cells and endothelial progenitors into infarcted human myocardium.” Communication à la session annuelle de l’American College of Cardiology. Orlando (Floride, USA). 6-9 mars 2005.
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