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Efficacité de l’irradiation encéphalique préventive dans le cancer bronchique à petites cellules évolué

Le cancer vésical représente 7 % des tumeurs malignes des sujets de sexe masculin. Dans plus de 90 % des cas, il s’agit de carcinomes cellulaires transitionnels qui sont volontiers plurifocaux et récidivants.

Soixante-dix à 80 % des tumeurs vésicales superficielles récidivantes, en général de faible grade, restent confinées à la paroi de la vessie. Cependant, dans 20 à 30 % des cas, elles peuvent envahir les tuniques musculaires de l’organe et aboutir à une diffusion métastatique, notamment vers les ganglions, le poumon, le foie et le squelette. La tomodensitométrie et l’IRM sont les techniques d’imagerie les plus couramment utilisées pour juger de l’extension loco-régionale de la maladie ou des récidives locales. Leur spécificité peut cependant être mise à l’épreuve par les remaniements morphologiques loco-régionaux induits par l’inflammation, les biopsies antérieures, la radiothérapie, la chimiothérapie systémique et les agents intravésicaux. Un épaississement pariétal circonférentiel post-cicatriciel peut ainsi en imposer pour une récidive, d’où l’intérêt des techniques d’imagerie fonctionnelle, telles la 18F-FDG TEP. Cependant, l’élimination urinaire du traceur peut compliquer quelque peu l’interprétation des images pelviennes. La diurèse forcée constitue peut-être une parade à cette limitation classique. C’est du moins ce que suggèrent les résultats d’une étude dans laquelle ont été inclus 17 malades atteints d’un cancer de la vessie répartis en 2 groupes : 1) absence de cystectomie (n=11) ; 2) cystectomie totale avec dérivation des urines (n=6). Une FDG-TEP couplée à une tomodensitométrie (TDM) a d’abord été effectuée 60 minutes après injection de 370 MBq de 18F-FDG. Une nouvelle acquisition a été lancée 60 minutes après injection intraveineuse de furosémide et hydratation orale. Les résultats obtenus ont été confrontés à ceux de l’IRM, de la cystoscopie ou de la biopsie.

La TEP/TDM a détecté les lésions vésicales chez 6 des 11 malades qui n’avaient pas subi de cystectomie. Cependant, les images obtenues après injection du diurétique ont modifié la conclusion finale chez 7 malades. Des récidives ont été ainsi mises en évidence dans 6 cas, des métastases au niveau des ganglions lymphatiques pelviens dans 2 cas et une métastase prostatique dans un cas, autant de diagnostics qui n’auraient pu être posés en l’absence de diurèse forcée.

Il semble que cette intervention pharmacologique simple soit à même d’augmenter les performances diagnostiques de la FDG-TEP dans le bilan d’extension des cancers vésicaux, en facilitant la détection des foyers hypermétaboliques au sein de  la paroi vésicale, des ganglions lymphatiques pelviens ou encore de la prostate. Au total, la maladie n’a été correctement évaluée chez 7 des 17 malades de l’étude (41 %) qu’après injection de furosémide.


Dr Philippe Tellier


Anjos DA et coll. : “18F-FDG PET/CT delayed images after diuretic for restaging invasive bladder cancer.” J Nucl Med 2007; 48: 764-770.



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Prof. Dr. Mario I. CámeraDirector Médico
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